Expérimentation des Nationales à 80 km/h

Invité à la réunion plénière du Conseil national de sécurité routière (CNSR), le 11 mai à Paris, le ministre de l’Intérieur a précisé les routes secondaires sur lesquelles seront testés les 80 km/h dès cet été et pendant deux ans.

 

 

Le 11 mai à Paris, près de cinq mois après avoir annoncé 26 mesures pour la sécurité routière, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est à nouveau exprimé sur ce sujet qu’il place au plus haut de ses préoccupations : « à mes yeux, la sécurité routière constitue une priorité du même ordre que le combat contre le terrorisme, la lutte contre la délinquance, ou encore les secours apportés aux populations frappées par des catastrophes ».

Contexte défavorable
Il a parlé dans un contexte défavorable : « les résultats enregistrés en 2014 ne sont pas à la hauteur de l’objectif (descendre sous la barre des 2.000 décès en 2020) ». Mais il se défend de prendre des mesures spectaculaires : « j’entends des discours selon lesquels il n’est possible de faire baisser la mortalité sur les routes qu’en prenant des mesures radicales et qu’il suffit pour cela d’en trouver de nouvelles chaque année. J’aimerais que la réalité soit si simple ».

Drôme, Nièvre, Yonne et Haute-Saône
Une manière de répondre aux polémiques autour du projet de limitation de vitesse à 80 km/hsur les routes secondaires bidirectionnelles. Le ministre maintient la volonté de procéder, avant de le généraliser à toutes ces routes en France, à un test.

Il a annoncé les trois tronçons sur lesquels cette limitation serait expérimentée :
- la Route Nationale 7, dans la Drôme (sur 18 km),
- la RN 151, dans la Nièvre (sur 17 km) et dans l’Yonne (sur 32 km),
- la RN 57, en Haute-Saône (sur 14 km).

Cela représente un total de 81 km. « Un dispositif d’évaluation permettra de suivre, sur ces tronçons, l’évolution du comportement des conducteurs. Nous maintiendrons la fréquence actuelle des contrôles routiers. Ni plus, ni moins ».

Transparence
Cette expérimentation visant à réduire le nombre de morts sur les routes est prévue pour une durée de deux ans. Elle sera « transparente, honnête et rigoureuse », a insisté le ministre devant le CNSR. « C’est sur cette base que nous pourrons prendre, là où cela sera nécessaire, des décisions qui pourront s’imposer à tous parce qu’elles seront comprises par tous et parce qu’elles résulteront de données tangibles et non de spéculations et de pétitions de principe ».

Article de Nicolas Grumel; Motomag – 11/05/2015

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